À l’Action fouronnaise, Renaud Wynants (Rhéto 1999) travaille en voisin

Depuis une dizaine de jours, Renaud Wynants a pris ses quartiers au Centre culturel et sportif de Fouron-Saint-Martin: c’est lui qui a été désigné pour succéder à Bernard Liégeois, en qualité de permanent de l’Action fouronnaise et de responsable – «je préfère ce mot à celui de directeur», sourit-il – du Centre sportif.

«Je découvre plus en profondeur les Fouronnais»

À bientôt 41 ans, l’homme se retrouve en terre connue: il habite à une centaine de mètres à peine de son nouveau bureau, avec sa compagne et ses trois enfants, deux d’un premier mariage, et «une petite dernière, âgée de onze mois»

Il y a seize ans, candidat aux élections communales, sur la liste Retour à Liège, il avait récolté 273 suffrages: pas assez pour siéger. En 2018, non plus, ses 188 voix ne lui ont pas valu de mandat. 

À ceux qui ne connaissent pas son prénom, son nom de famille peut vouloir dire quelque chose, car la famille Wynants est mêlée de longue date, cf. ci-dessous, à la lutte des Fouronnais pour le maintien de leurs six villages dans la province de Liège, puis pour la défense de leurs droits. Le nouveau permanent de l’Action fouronnaise n’a en tout cas jusqu’à présent pas noté de changement dans ses relations avec qui que ce soit. 

«En fait, je découvre plus en profondeur les Fouronnais, à commencer par mes nouveaux collègues, même si je travaille avec ma voisine; ou les bénévoles qui organisent les manifestations. Et petit à petit, je vais élargir», confie-t-il. Surprenant? «Je n’étais pas forcément de toutes les activités dans les autres villages».

“Je n’imaginais pas que Bernard Liégeois atteignait l’âge de la retraite»

Renaud
Il faut dire que la carrière de Renaud Wynants, jusqu’ici, a été fort remplie. 
Diplômé en Administration des Affaires des Hautes Études Commerciales (HEC) – «intégrées à l’université de Liège quand j’achevais mes études: la première fois où je suis entré dans le bâtiment de l’université, place du XX Août, c’était… pour aller chercher mon diplôme»– il a découvert la logistique au fil de ses différents emplois: chez Techspace Aero, chez ArcelorMittal, à la cidrerie Stassen, puis à Logistics Wallonia, un des pôles de développement du plan Marshall pour la Wallonie.
Sa carrière prend un nouveau tournant, avec deux années d’enseignement à Sainte-Véronique, à Liège, puis le voilà candidat à la succession de Bernard Liégeois. «Un peu par hasard, car Bernard est quelqu’un sinon d’immortel, en tout cas « d’intemporel »: je n’imaginais pas qu’il atteignait l’âge de la retraite».

«Je ne suis pas un immobiliste»
Le défi l’a intéressé, car, explique Renaud Wynants, c’est un travail «utile sur le plan social et sur le plan sociétal».
Il entre dans la fonction dans des conditions idéales, «parce que Bernard (Liégeois) avait réglé toute une série de problèmes avant de partir à la retraite». Mais il s’est déjà rendu compte, comme son prédécesseur, que le métier est varié: «cela peut aller de la protection des écoliers qui traverses la rue, un panneau à la main, le matin, à une démarche dans un cabinet ministériel l’après-midi».
Pour faire acte de candidature, il a présenté sa vision de l’avenir. «Pour une bonne part dans la continuité de ce que mon prédécesseur a construit pendant trente-six ans, et qu’il importe de conserver. Mais je ne suis pas un immobiliste, et il y a deux dossiers sur lesquels je souhaite avancer: le développement de la ferme pédagogique de Fouron-Saint-Martin, et la création du lotissement prévu dans le même coin».

Rendre l’école encore plus attractive
Le développement de la ferme, Renaud Wynants le situe en parallèle avec l’essor de l’école francophone de Fourons: «combien d’écoles de la région peuvent-elles s’appuyer ainsi sur une ferme? C’est un élément unique, qui peut être utilisé pour augmenter l’attractivité de notre école francophone. À Sainte-Véronique, j’ai pu constater les effets bénéfiques de l’immersion en anglais et des humanités sportives sur lesquelles l’institut a bâti son essor. Je rêve d’attirer plus d’enfants vers notre école, grâce à la ferme. Pourquoi pas voir arriver des enfants des villages voisins, puisque des jeunes écoliers fouronnais fréquentent des écoles de ces villages? Et si de nouveaux habitants francophones inscrivent leurs enfants à l’école provinciale flamande de Fouron-le-Comte, pour les immerger dans un environnement néerlandophone, pourquoi ne pas imaginer aussi que des écoliers flamands fassent de l’immersion francophone dans notre école?».
S’il se réjouit de voir «que la prochaine rentrée scolaire sera meilleure que celle de l’année dernière», il note au passage «qu’une petite Flamande sera accueillie dans notre école». Une première concrétisation de la perspective énoncée?
Le nouveau permanent de l’Action fouronnaise affiche une belle ambition, lui qui ne se déclare que bilingue… français-anglais. «Je suis un enfant des années 1980», explique-t-il, «et même si mon père, et mon oncle, Armel Wynants, parlaient tous deux le patois et le néerlandais, chez nous, on n’a pratiqué que le français. J’ai par contre une connaissance passive, plus du néerlandais que du patois».

«Plus nous serons efficaces…
Mais comme son prédécesseur, c’est sans doute surtout avec le pouvoir subsidiant de la Fédération Wallonie-Bruxelles que Renaud Wynants devra négocier, pour maintenir les subsides octroyés, voire récupérer celui dont la bibliothèque a été privée. Son avantage, c’est que son boulot au sein de Logistics Wallonia l’a rompu à la négociation difficile des subsides à décrocher. 
«Surtout, plus nous serons efficaces, au niveau scolaire, mais aussi de la bibliothèque qui n’a pas un rayonnement que local, plus nous aurons de chances d’être entendus», professe-t-il. 
La période de rodage (bientôt) terminée, Renaud Wynants va s’attaquer très vite aux divers dossiers évoqués, au niveau communal et au niveau communautaire francophone. Et d’autres s’ajouteront bien vite sur le bureau sur lequel son prédécesseur a eu soin de faire place nette!

«Mon premier souvenir d’enfance: des policiers à la maison»
Le nom de la famille Wynants est lié à l’histoire des Fourons depuis le transfert au Limbourg, refusé en vain de manière répétée au fil des élections, de 1964 à l’an 2000. Honoré Wynants, secrétaire communal de Fouron-le-Comte, puis bourgmestre de Fouron-Saint-Martin, s’est opposé, en 1962, au passage des six villages en terre flamande. Le regretté Armel Wynants, oncle du nouveau permanent de l’Action fouronnaise, a défendu pendant de nombreuses années les droits des Francophones en qualité de commissaire d’arrondissement-adjoint, avant de porter la contradiction au mayeur Voerbelangen Huub Broers au conseil communal, où il avait été élu en 2012. Quant au père de Renaud Wynants, Roger Wynants, aujourd’hui âgé de 79 ans, il a été à mi-octobre 1986 au centre d’un manœuvre politique tentée par le ministre PSC de l’Intérieur de l’époque, Charles-Ferdinand Nothomb, pour écarter José Happart de la fonction mayorale, en approchant cet enseignant en langue germanique au collège Saint-Hadelin de Visé pour le presser d’accepter la fonction de bourgmestre hors conseil. Mais il commet l’erreur d’annoncer que l’intéressé a marqué son accord sans attendre d’en avoir reçu une réponse formelle. Puis, dans la crainte, réelle ou fictive, de possibles représailles contre lui, il dépêche des forces de l’ordre pour protéger le domicile familial. «Mes premiers souvenirs d’enfance, ce sont des policiers qui débarquent chez nous, et qui m’accompagnent à l’école le lendemain», explique Renaud Wynants. Le lendemain, Roger Wynants, par ailleurs animateur jusqu’en 1984 à la radio Fourons-Wallonie, explique à quatre journalistes qu’il a conditionné son acceptation à la sortie des Fourons de la province de Limbourg. Sa manœuvre ayant échoué, le ministre de l’Intérieur est forcé de démissionner. Le problème fouronnais fera par la suite chuter le gouvernement…

Un article de Philippe LERUTH publié sur son blog “En direct des Fourons”?

Bolland… en chantant: balade originale ce 31 juillet

Ce dimanche 31 juillet, à 9h30, Gilbert Lesoinne sera le guide d’une balade pimentée de courtes haltes culturelles et musicales.

Pour ce programme, la maison du tourisme du Pays de Herve, qui organise les promenades guidées au Pays de Herve (aussi le 28 août à Visé, le 25 septembre à Dalhem, le 25 octobre à Plombières, le 27 novembre à Welkenraedt et le 18 décembre à Pepinster), s’est donc appuyée sur l’une des figures marquantes de Bolland.

Le guide? Un ancien échevin de Bolland (et ancien directeur du Collège Saint-Hadelin)

Gilbert Lesoinne renseigne sur son CV quelques jolies lignes: fondateur en 1969 de la chorale Saint-Apollinaire et en 2010 des Bollandini Cantores, président de la fabrique d’église de Bolland, ancien président du Rotary-Club de Visé et même… ancien échevin de la commune de Bolland (1971-1976) à la base de l’élaboration du dossier de restauration de l’église de Bolland (1977-1980). Auteur d’un livre sur cette église qu’il connaît si bien, il l’enchanta de 2004 à 2018 avec le groupe ukrainien Loubistok (jusqu’à la dissolution de celui-ci). L’homme maîtrise son affaire et se glisser dans sa trace pour un parcours de 4,5 km au départ de l’ancienne maison communale (place du Wirhet, à Bolland) permettra à coup sûr d’en apprendre davantage sur les richesses du village et sur ses lieux-dits.

3 €.

(Un article du journal “Le Jour – Le Courrier” du 19 juillet 2022).

Jubilé d’or du doyen Jef Lemmens, Rhéto 1966

En ce début du mois de juillet, l’abbé Jef Lemmens a été fêté dans certaines églises paroissiales de la fédération de Vlijtingen pour son jubilé d’or. Une réception a ensuite été organisée. Dimanche, sa famille est venue célébrer à Vlijtingen.

Cinquante ans de sacerdoce, un demi-siècle de service à l’Église, ce n’est pas rien. Tout a commencé pour l’abbé Jef Lemmens, originaire de Fouron-Saint-Pierre et ancien du Collège Saint-Hadelin de Visé, le 1er juillet 1972 à Hasselt, plus précisément à Runkst, où il a été ordonné prêtre et il est immédiatement devenu prêtre assistant à Zussen, ce qui était en fait une sorte de stage pour lui.

En 1973, il devient vicaire à Val-Meer, sept ans plus tard, il devient curé à Teuven et un peu plus tard également dans les autres paroisses des Fourons et il y devient doyen en 1988.

Un jour – quelque part fin avril – en 2005, il a reçu un appel téléphonique de l’évêque avec un message important pour lui, à savoir qu’il a été officiellement nommé doyen du doyenné de Vlijtingen-Fourons et il a donc déménagé à Vlijtingen.

En 2020, les trois doyennés de Bilzen, Tongres et Vlijtingen-Fourons ont été regroupés dans le doyenné de Tongres, dirigé par le doyen Reynders, et il a reçu le titre de doyen honoraire. Mais il est toujours appelé par ses paroissiens “M. le Doyen”.

Pour toute cette beauté et la riche histoire de 50 ans de sacerdoce et d’engagement envers la communauté, de nombreux remerciements ont été exprimés le week-end dernier lors de plusieurs célébrations dans la fédération. De plus, au mois de juillet, des prières auront également lieu dans les autres églises de la fédération pour les vocations et des remerciements seront rendus pour le 50e anniversaire du sacerdoce du doyen Jef Lemmens.

Et le doyen Jef a déjà apprécié les célébrations et les conversations agréables et les nombreuses félicitations à la réception qui a suivi. Ses paroissiens espèrent donc qu’ils pourront faire appel à lui encore longtemps et qu’il renouvellera un engagement pour une certaine période, non seulement avec Dieu, mais aussi avec eux.

D’après un article de Miet Debay dans « Het Belang van Limburg » du lundi 4 juillet 2022.

Les Woltèche de Visé une famille, six musiciens

Nous avons annoncé il y a quelques jours le décès de Monsieur Joseph WOLTÈCHE. En consultant les documents de travail de Nica COLSON, ancien responsable de l’UNION, j’ai retrouvé un article publié le 8 janvier 1988 à propos de la famille Woltèche. J’ai ajouté des hyperliens montrant l’actualité récente de chacun des quatre “enfants”.

Vous avez tous en mémoire le fameux film «La mélodie du bonheur», qui a fait le tour du monde et dans lequel une famille autrichienne – les von Trapp – dotée de nombreux enfants chante en concert des airs populaires. La famille Woltèche, de Visé, dépasse cette sympathique tribu de deux longueurs : ici, tous les membres jouent de plusieurs instruments et, s’ils se produisent en concert, c’est pour donner à entendre un répertoire classique. Chez les Woltèche, on vit pour et par la musique !
C’est une histoire qui commence bien. Anne-Marie, Autrichienne, professeur de français dans son pays, est venue perfectionner, dans le nôtre, la connaissance de cette langue. Elle rencontre Joseph, lui aussi professeur de français. Ils se trouvent vite d’autres points communs. Ainsi, ils sont tous deux passionnés par la musique, au point d’avoir étudié certains instruments et de les pratiquer.

AUTRICHE.
Anne-Marie a étudié le violon en Autriche. Joseph, lui, c’est l’orgue. En point d’orgue de leur rencontre, ils se marient et font… quatre petits musiciens !
La vaste maison bourgeoise, qui abrite toute la famille dans une rue calme de Visé, est tout à fait désuète. Franchir le seuil de la porte, c’est entrer hors du temps. On oublie vite l’autoroute si proche pour se laisser pénétrer par une atmosphère surannée. Pianos, vieilles gravures, livres anciens, gravures, orgues, violons, flûtes, le tout donnant l’impression d’être saupoudré par la poussière, en tout cas par le temps.
Aujourd’hui, Joseph Woltèche est toujours professeur de français et inspecteur dans l’enseignement général. Il enseigne également l’orgue à l’Académie Grétry à Liège.
Quant à Anne-Marie, elle réalise, depuis quelques années, des animations et des activités d’éveil en milieu scolaire. Mais d’abord, naturellement, elle s’est occupée de ses quatre enfants !
«J’ai commencé à les faire travailler à l’âge de six ans, explique-t-elle. Comme ils étaient trop jeunes pour aller dans une académie, ils ont commencé à la maison. Et comme je pratiquais moi-même le violon, ils se sont mis au violon, sauf Elizabeth qui a demandé à faire de la flûte. Ensuite, comme les autres, elle a appris le violon.»
Don et émulation familiale, ont fait fleurir la musique dans cette famille peu banale.

PREMIERS PRIX.
Dominique, Elizabeth, Bernard et Michaël ont d’abord fait leurs classes, leurs premières armes, à l’Académie de Visé.
L’aînée, Dominique, entre au Conservatoire de Liège à l’âge de treize ans. Elle va y remporter très vite toute une série de premiers prix. Aujourd’hui, tout en se perfectionnant dans l’étude du violon à l’Académie de La Haye, elle enseigne cet instrument dans une académie de la région bruxelloise.
Elisabeth, elle, a obtenu trois premiers prix au Conservatoire de Liège. Musicienne polyvalente, elle a été sélectionnée pour faire partie de l’ensemble Musique Nouvelle, dirigé par George Octors, ainsi que dans l’Orchestre mondial des jeunesses musicales.
Bernard est en première candidature de droit. Pour faire autrement que ses sœurs ? Que non ! Premier prix (ça devient lassant à écrire) au Conservatoire de Liège, il a été sélectionné au Centre européen d’opéra et d’art vocal à Gand.
Michaël, le benjamin, combine les humanités et la musique à l’Académie de Visé et au Conservatoire de Liège. Il s’est découvert une passion pour le jazz, passion qu’il a transmise au reste de la famille !
Jacqueline REMITS.

Joueurs de football et de première division issus du CHSV dans les années 50-60.

Sur le Blog de l’amicale des anciens du collège saint-Hadelin à Visé, vous publiez une page qui évoque l’ancien élève Roger Claessen. Nous qui, comme José Henry ou Valère Henry, étions au collège à cette époque, nous nous souvenons.

Roger Claessen était vraiment un « Roger-la-Honte ». On oublie de le dire, il s’est suicidé à l’âge de 41 ans : « L’ancien attaquant du Standard de Liège Roger Claessen, décédé en 1982, s’était suicidé. C’est une overdose qui a signé la mort du joueur dans une sinistre cave du centre de Liège. » Et il avait un talent fou.

Mais, à cette époque, il y a eu au CHSV, des joueurs de football très talentueux. Selon mes souvenirs, parmi les joueurs qui ont joué en première division, j’en compte au moins six.

Il y a ceux qui ont terminé leur secondaire au CHSV.

Valère Henry, de Juprelle, né en 1937, promotion scientifique A, 1956.

Ingénieur civil (phys.) ULg 1982. Avait épousé une princesse iranienne dont il a divorcé. A joué au Standard de 1958 à 1961.

Paul Henry, de Bombaye, né en 1936, promotion gréco-latines, 1956. Instituteur. A joué à Saint-Trond .

Il y a ceux qui sont passée par le CHSV, mais ne sont pas allés jusqu’au bout du cursus.

Jules Henry, Bombaye. Il suffit d’interroger son frère Paul.

Léon Semmeling, né en 1940 à Mouland. Le plus brillant et le plus courtois des joueurs de toute l’histoire du foot belge.

Léon Semmeling

Émile Lejeune, né à Warsage en 1938. A joué su Standard et au RFCL.

Lucien Spronck, né à Fouron-le-Comte en 1939, y est décédé en 1989. A joué au Standard et Liège et au FC de Charleroi.

Guy Belleflamme (Rhéto 1956)

Ghislain Levaux (Rhéto 72) me signale qu’on peut déjà y ajouter:

Jacky Debougnoux (rhéto 72), de Fourons, a joué au F.C. Liégeois puis au F.C. Bruges.

Olivier Doll (rhéto 92), d’Eben-Emael, a joué à Seraing, puis Anderlecht et Lokeren + équipe nationale (6 matchs).

Il y a aussi un joueur toujours actif (passé par le Collège mais rhéto 2002 au Sacré-Cœur). Il s’agit de Guillaume Gillet de Visé, passé respectivement par FC Liège, RCS Visé, AS Eupen, La Gantoise, Anderlecht, Bastia, FC Nantes, Olympiakos, RC Lens et joue, actuellement, à Charleroi. Il compte également 2 sélections en équipe nationale espoirs et 22 sélections en équipe nationale !

Joseph Vanderweckene (Rhéto 1964) n’a pas oublié  Julien Onclin qui a joué au RFC liégeois et qui fut un vraie promesse dans les catégories jeunes même sur le plan de l’équipe nationale des jeunes . Promesses qui ne se sont toutefois pas concrétisées….

“Roger la Honte”, ancien élève du collège

Dans une série intitulée “Les bad boys/girls du sport”, Michel Dubois s’intéresse dans “La Meuse” du 12 janvier 2021, à un sportif particulièrement apprécié dans notre région.

Pour s’en convaincre, il suffit de voir la place que la commune de Dalhem lui consacre dans sa page concernant Warsage. Cette page nous rappelle qu’il a été élève du collège, mais qu’il a doublé sa rhéto à l’athénée. Qui se souvient de Roger Claessen au collège vers 1958? Y a–t-il des photos de classe sur lesquelles il figure.

Roger Claessen est né à Warsage le 27 septembre 1941. Il est le 6ème et dernier enfant de Justin Claessen, cheminot, et de Maria Korvorst, exploitante d’une petite ferme, rue Joseph Muller. Petit, Roger fait parfois la tournée des maisons du village pour vendre la “maquée” qu’il a faite lui-même. Il fait partie de l’unité scoute. Parfois, il joue au football dans les prairies de Warsage avec l’un ou l’autre de ses copains. A 12 ans, poussé par son frère Joseph, il joue pour la première fois dans un club, “L’Etoile Dalhem”. Le terrain, à l’époque, est situé le long de la Berwinne ( derrière chez Lecouturier ). Vu son âge, il entre directement chez les cadets. Il est alors en première année d’humanités à l’Athénée de Visé.
Il a envie de vivre en internat et commence sa deuxième année au Petit Séminaire de Saint-Trond. Il y est souvent enfant de choeur et sert régulièrement la messe. La moitié des élèves se destine à une vie sacerdotale. Et Roger y songe un moment …! Il retourne en famille toutes les 6 semaines, comme de coutume en ce temps-là, et joue donc très rarement dans l’équipe cadette de Dalhem.
Sur l’avis de Florent Demonceau, footballeur de l’Etoile transféré au Standard, le club liégeois s’intéresse à Claessen et “l’achète” 300.000 F : une aubaine pour l’Etoile !
C’est de suite la réussite dans l’équipe des cadets provinciaux du Standard à Sclessin. En 20 rencontres, Roger inscrit 101 buts ! A 15 ans 1/2 il fait déjà partie de la réserve et marque 25 buts en 6 matches. Le 12 décembre 1958, à 17 ans, il entre chez les “grands” à Tilleur, au stade du Pont d’Ougrée. L’internat étant devenu impossible, Roger s’inscrit au collège Saint-Hadelin à Visé puis redouble sa rhéto à l’Athénée.
La saison 59-60 n’est pas terrible. Par contre saison triomphale du Standard en 60-61 qui se termine par un titre de champion de Belgique et un 1er bain de foule pour Roger. Cette année-là, le club atteint le stade des demi-finales de la Coupe d’Europe. C’est le début de la gloire pour Claessen … mais aussi des ennuis.
« A cette époque, dira-t-il plus tard, les bruits les plus extraordinaires ont circulé sur mon compte. (ndlr : C’est vrai qu’il fréquente beaucoup les bars et les filles …) Ma plus grosse erreur, c’est que, quand je me suis aperçu qu’on faisait de moi un personnage, je me suis plu à le faire vivre ! »
Entretemps, il commence une année de droit à l’université puis une année d’éducation physique et enfin son service militaire, où, bien sûr, il est dans l’équipe de football.
En 1962, le Standard, qui compte bien sûr toujours Claessen dans ses rangs, atteint à nouveau les demi-finales de la Coupe d’Europe et, en 62-63, décroche un autre titre de champion de Belgique.
Roger brûle aussi les étapes sur le plan international. Il devient un buteur remarquable. Avec les Diables Rouges, Roger ne dispute pas toutes les rencontres pour cause de suspension diverses et surtout de blessures.
Le meilleur ami de Roger Claessen, à Sclessin, est son collègue Léon Semmeling de Berneau. Roger est adulé dans son club comme aucun joueur du Standard ne l’a jamais été et ne le sera sans doute jamais. Pourtant, il fait les 400 coups partout où il se trouve. A la Noël 65, par exemple, lorsque le Standard se déplace au Zaïre, il fait le mur tous les jours. Mais, pour s’amuser, Roger n’a pas besoin de quitter la Belgique, ni la cité Ardente … tous les bars lui sont familiers. El l’argent lui file entre les doigts. Il faut dire aussi qu’il a le coeur sur la main et paie facilement les tournées, à la grande joie de ses amis ou copains de sortie.
Roger adore les voitures et la vitesse. C’est ainsi qu’il a des accidents de la route ( en 1962, avec 3 semaines d’hôpital, et en 1963 ). Il connaît aussi la prison ( 8 jours en 64 et 5 jours en 68 pour altercation suite à accrochage avec un inspecteur de police et infraction au code de la route en état d’ivresse ). Les gardiens lui demandent des autographes !
Un copain de guindaille le surnomme Roger-la-Honte ( du nom d’un truand célèbre du début du siècle ). Le surnom pénètre bientôt le monde du football international. Alors que le Standard dispute le tournoi de Montréal dans le cadre de l’expo universelle, Roger fait une “fugue” de deux jours puis réapparaît dans le réfectoire bondé d’Allemands, de Mexicains, de Russes et d’Anglais, coiffé d’un chapeau sur lequel est brodé “Roger-la-Honte”.
Roger Claessen et son ami Eddy Merckx sont les deux sportifs belges les plus populaires.
A l’issue de la saison 67-68, il n’a que 26 ans et est en pleine gloire. Cette année-là, il est le meilleur buteur du championnat de Belgique. Il vient sans doute de réussir sa meilleure saison et a failli décrocher le “soulier d’or”. Il décide cependant de quitter Sclessin ! Ce n’est pas logique mais Roger s’explique : “Je ne m’y sentais pas mal. Mais tout simplement, j’ai toujours eu l’âme d’un aventurier et j’ai toujours voulu faire le plus d’expériences possibles. Je voulais connaître d’autres pays, d’autres moeurs … » Et puis, Anderlecht dominait le football belge et venait d’enlever son cinquième titre consécutif. Avec une équipe très inférieure, nous n’avions pas l’impression de nous battre à armes égales.”
La Bundeliga attire Roger Claessen. Le football allemand correspond bien à son tempérament offensif, bagarreur et spectaculaire. C’est une des raisons pour lesquelles Roger s’exile à Aix-la-Chapelle pour la saison 68-69. Son transfert rapporte 4,5 millions de francs au Standard, record absolu payé par un club de la Bundesliga ! Roger devient donc le joueur le plus cher d’Allemagne et le premier gros transfert belge à l’étranger si l’on excepte celui de Raymond Braine au temps des premiers balbutiements du football chez nous.
Roger gagne trois fois plus qu’au Standard. Aix-la-Chapelle, précédemment en fin de 1ère Division, termine 2ème du championnat. Chaque semaine, 3.000 supporters traversent la frontière quand le club joue à domicile. Certains effectuent même les déplacements avec Alemania.
La saison suivante, Claessen ne joue plus que par intermittence et le club redescend en ligue régionale. C’est ainsi que l’expérience allemande ne dure que deux ans. Mais elle fut passionnante et enrichissante et lui a permis notamment de rencontrer sa femme. Le mariage est célébré civilement à Aix le 20 février 70 et religieusement à Warsage début avril.
En 1970, Roger rentre en Belgique, au Beerschot. C’est un véritable fiasco. Tout cela à cause d’une blessure mal soignée. Une déchirure du tendon diagnostiquée fort tard. Un séjour de deux mois à l’hôpital et la saison se termine.
En 71-72, il joue au Crossing de Schaerbeeck. Un changement de direction au club en fin de saison et en toute dernière minute oblige Roger, en 24 heures, à trouver un autre club. Il se retrouve à Bas-Oha en troisième division. Il y reste 3 ans 1/2 comme joueur-entraîneur. Après cela, Roger poursuit son expérience de joueur-entraîneur à Saint-Vith (1ère Provinciale) pour terminer à Queue-du-Bois (2ème Provinciale). Sa carrière de footballeur se termine. Il jouera encore parfois lors de rencontres de bienfaisance. C’est ainsi qu’il foule à nouveau le terrain du Standard à l’occasion d’une rencontre organisée par RTL. Et, régulièrement, le mercredi après-midi, il seconde l’entraîneur des minimes au Sart-Tilman. Roger Claessen a toujours été adulé du public qui lui pardonnait toutes ses incartades. Bon vivant au franc-parler sympathique mais parfois grossier, intelligent et cultivé ( il lisait énormément ), il a vécu à 100 à l’heure. Il s’est fait construire une villa à la Heydt. C’est là qu’il vivait avec sa femme et son fils né le 9 janvier 1971. Il le prénomme Marc Antoine par nostalgie pour l’Antiquité, une époque qu’il affectionne particulièrement, lui qui a toujours été premier en version grecque.

Son effigie orne le frontispice du stade de Sclessin. Élu “footballeur du siècle”, Roger Claessen incarne le joueur emblématique du Standard.

Bernard Smeets (Rhéto 1992) s’adapte au confinement

Le confinement lié à l’épidémie de coronavirus a de fortes répercussions sur les footballeurs, sevrés de match et d’entraînement depuis 3 mois. Certains ont continué à s’entraîner individuellement ou collectivement en virtuel via un programme proposé par leur staff technique. Par contre, d’autres non quasi plus fait de sport… Tout cela aura donc un impact sur l’état physique des joueurs à la reprise et sur les performances futures en championnat.

L’entraîneur devra donc composer avec des joueurs en forme et d’autres hors de forme. Le désentraînement entraîne une perte de la masse musculaire, une augmentation de la masse grasse et une diminution des capacités sportives.

Comment donc aborder cette reprise en tenant compte de ces données et ainsi éviter les blessures ? Comment réussir la préparation physique de votre équipe pour la reprise ?

(Plus d’informations dans l’article de YOUNG KRUYTS dans LA MEUSE du 8 janvier 2021).

José Riga (Rhéto 1975), une expérience unique à l’AC Milan

José Riga est tellement identifié à Visé, qu’on en oublierait le périple effectué par celui-ci avant de revenir aux sources de sa passion. Personne n’a oublié son passage au Standard ou à Mons. Ce que par contre le grand public ignore c’est ce que fut sa tâche au Milan AC. Car oui, il a œuvré pour le géant lombard.

D’une page de DANIEL RENARD à lire dans LA MEUSE BASSE-MEUSE du 27 octobre 2020

Un projet de Denis Rutten (Rhéto 1984)

À la tête de la société « Les Chefs », Denis Rutten gère la restauration pour l’Opéra Royal de Wallonie, le Théâtre de Liège et le Forum de Liège. Il est à l’initiative de cette première ASBL créée pour venir en aide à un secteur en crise où les acteurs se sentent parfois oubliés. « Comme tous mes collègues, j’ai été directement et doublement impacté par cette crise. Notre but est d’apporter un soutien humain, financier et logistique aux indépendants du secteur qui en feront la demande. » Le slogan de cette jeune ASBL est « Ils vous donnent le plaisir de vivre, donnez-leur le moyen de vivre ! » Et c’est soutenu par des fonds privés que Denis Rutten compte venir en aide à ces indépendants en détresse. « Nous fonctionnerons via des dons privés, d’entreprises et de mécènes. Nous pourrons intervenir et venir en aide aux métiers de bouche, aux acteurs du domaine artistique et culturel ainsi qu’à ceux de l’événementiel. De l’intermittent du spectacle, un éclairagiste indépendant sans prestation, en passant par un chanteur sans salle, un cuisinier sans contrat, un patron de théâtre sans spectateurs, etc. »

Mais comment ça marche et qui peut bénéficier de cette aide ? « Les indépendants concernés peuvent dès à présent s’inscrire comme membre de l’ASBL sur notre site internet. Une plateforme qui leur permet via un formulaire bien précis d’introduire leur demande pour un soutien financier, humain ou logistique. La plateforme leur permettra également de faire leur promotion et d’échanger leurs idées avec d’autres membres. » Coraide fonctionne avec un comité composé d’un artiste, d’un juriste, d’un expert-comptable et d’indépendants neutres. C’est ce comité qui, sur base de critères définis par l’ASBL, décidera de l’attribution des dons. « Des parrains comme Adrien François du Festival du Film de Comédie de Liège ou encore Agron Billa du traiteur Goosse nous soutiennent dans notre action. Nous organiserons par la suite des manifestations dans le but de récolter des fonds. » À noter que cette ASBL liégeoise a vocation de venir en aide aux indépendants de Wallonie et de Bruxelles à court, moyen et long terme. Intéressés ? Vous pouvez dès à présent introduire votre demande sur le site www.coraide.be.

VINCENT ARENA dans LA MEUSE BASSE-MEUSE du 11 mai 2020.

Qui reconnaît quelqu’un sur cette photo?

Josiane Richard, soeur de Ghislain (Rhéto 1968) a publié cette photo sur Facebook pour tenter de dater la photo et d’identifier ceux qui entouraient son père, Willy Richard (Rhéto 1935) sur cette photo.

Elle précise que Willy Richard a été prisonnier de guerre de 1940 à 1945 et qu’il a enseigné au Collège Saint-Hadelin et à Milmort après la guerre.+

+ Willy Richard (ici en 2005) apportait son violon à chaque fête de l’amicale.