Les Woltèche de Visé une famille, six musiciens

Nous avons annoncé il y a quelques jours le décès de Monsieur Joseph WOLTÈCHE. En consultant les documents de travail de Nica COLSON, ancien responsable de l’UNION, j’ai retrouvé un article publié le 8 janvier 1988 à propos de la famille Woltèche. J’ai ajouté des hyperliens montrant l’actualité récente de chacun des quatre “enfants”.

Vous avez tous en mémoire le fameux film «La mélodie du bonheur», qui a fait le tour du monde et dans lequel une famille autrichienne – les von Trapp – dotée de nombreux enfants chante en concert des airs populaires. La famille Woltèche, de Visé, dépasse cette sympathique tribu de deux longueurs : ici, tous les membres jouent de plusieurs instruments et, s’ils se produisent en concert, c’est pour donner à entendre un répertoire classique. Chez les Woltèche, on vit pour et par la musique !
C’est une histoire qui commence bien. Anne-Marie, Autrichienne, professeur de français dans son pays, est venue perfectionner, dans le nôtre, la connaissance de cette langue. Elle rencontre Joseph, lui aussi professeur de français. Ils se trouvent vite d’autres points communs. Ainsi, ils sont tous deux passionnés par la musique, au point d’avoir étudié certains instruments et de les pratiquer.

AUTRICHE.
Anne-Marie a étudié le violon en Autriche. Joseph, lui, c’est l’orgue. En point d’orgue de leur rencontre, ils se marient et font… quatre petits musiciens !
La vaste maison bourgeoise, qui abrite toute la famille dans une rue calme de Visé, est tout à fait désuète. Franchir le seuil de la porte, c’est entrer hors du temps. On oublie vite l’autoroute si proche pour se laisser pénétrer par une atmosphère surannée. Pianos, vieilles gravures, livres anciens, gravures, orgues, violons, flûtes, le tout donnant l’impression d’être saupoudré par la poussière, en tout cas par le temps.
Aujourd’hui, Joseph Woltèche est toujours professeur de français et inspecteur dans l’enseignement général. Il enseigne également l’orgue à l’Académie Grétry à Liège.
Quant à Anne-Marie, elle réalise, depuis quelques années, des animations et des activités d’éveil en milieu scolaire. Mais d’abord, naturellement, elle s’est occupée de ses quatre enfants !
«J’ai commencé à les faire travailler à l’âge de six ans, explique-t-elle. Comme ils étaient trop jeunes pour aller dans une académie, ils ont commencé à la maison. Et comme je pratiquais moi-même le violon, ils se sont mis au violon, sauf Elizabeth qui a demandé à faire de la flûte. Ensuite, comme les autres, elle a appris le violon.»
Don et émulation familiale, ont fait fleurir la musique dans cette famille peu banale.

PREMIERS PRIX.
Dominique, Elizabeth, Bernard et Michaël ont d’abord fait leurs classes, leurs premières armes, à l’Académie de Visé.
L’aînée, Dominique, entre au Conservatoire de Liège à l’âge de treize ans. Elle va y remporter très vite toute une série de premiers prix. Aujourd’hui, tout en se perfectionnant dans l’étude du violon à l’Académie de La Haye, elle enseigne cet instrument dans une académie de la région bruxelloise.
Elisabeth, elle, a obtenu trois premiers prix au Conservatoire de Liège. Musicienne polyvalente, elle a été sélectionnée pour faire partie de l’ensemble Musique Nouvelle, dirigé par George Octors, ainsi que dans l’Orchestre mondial des jeunesses musicales.
Bernard est en première candidature de droit. Pour faire autrement que ses sœurs ? Que non ! Premier prix (ça devient lassant à écrire) au Conservatoire de Liège, il a été sélectionné au Centre européen d’opéra et d’art vocal à Gand.
Michaël, le benjamin, combine les humanités et la musique à l’Académie de Visé et au Conservatoire de Liège. Il s’est découvert une passion pour le jazz, passion qu’il a transmise au reste de la famille !
Jacqueline REMITS.

Joueurs de football et de première division issus du CHSV dans les années 50-60.

Sur le Blog de l’amicale des anciens du collège saint-Hadelin à Visé, vous publiez une page qui évoque l’ancien élève Roger Claessen. Nous qui, comme José Henry ou Valère Henry, étions au collège à cette époque, nous nous souvenons.

Roger Claessen était vraiment un « Roger-la-Honte ». On oublie de le dire, il s’est suicidé à l’âge de 41 ans : « L’ancien attaquant du Standard de Liège Roger Claessen, décédé en 1982, s’était suicidé. C’est une overdose qui a signé la mort du joueur dans une sinistre cave du centre de Liège. » Et il avait un talent fou.

Mais, à cette époque, il y a eu au CHSV, des joueurs de football très talentueux. Selon mes souvenirs, parmi les joueurs qui ont joué en première division, j’en compte au moins six.

Il y a ceux qui ont terminé leur secondaire au CHSV.

Valère Henry, de Juprelle, né en 1937, promotion scientifique A, 1956.

Ingénieur civil (phys.) ULg 1982. Avait épousé une princesse iranienne dont il a divorcé. A joué au Standard de 1958 à 1961.

Paul Henry, de Bombaye, né en 1936, promotion gréco-latines, 1956. Instituteur. A joué à Saint-Trond .

Il y a ceux qui sont passée par le CHSV, mais ne sont pas allés jusqu’au bout du cursus.

Jules Henry, Bombaye. Il suffit d’interroger son frère Paul.

Léon Semmeling, né en 1940 à Mouland. Le plus brillant et le plus courtois des joueurs de toute l’histoire du foot belge.

Léon Semmeling

Émile Lejeune, né à Warsage en 1938. A joué su Standard et au RFCL.

Lucien Spronck, né à Fouron-le-Comte en 1939, y est décédé en 1989. A joué au Standard et Liège et au FC de Charleroi.

Guy Belleflamme (Rhéto 1956)

Ghislain Levaux (Rhéto 72) me signale qu’on peut déjà y ajouter:

Jacky Debougnoux (rhéto 72), de Fourons, a joué au F.C. Liégeois puis au F.C. Bruges.

Olivier Doll (rhéto 92), d’Eben-Emael, a joué à Seraing, puis Anderlecht et Lokeren + équipe nationale (6 matchs).

Il y a aussi un joueur toujours actif (passé par le Collège mais rhéto 2002 au Sacré-Cœur). Il s’agit de Guillaume Gillet de Visé, passé respectivement par FC Liège, RCS Visé, AS Eupen, La Gantoise, Anderlecht, Bastia, FC Nantes, Olympiakos, RC Lens et joue, actuellement, à Charleroi. Il compte également 2 sélections en équipe nationale espoirs et 22 sélections en équipe nationale !

Joseph Vanderweckene (Rhéto 1964) n’a pas oublié  Julien Onclin qui a joué au RFC liégeois et qui fut un vraie promesse dans les catégories jeunes même sur le plan de l’équipe nationale des jeunes . Promesses qui ne se sont toutefois pas concrétisées….

“Roger la Honte”, ancien élève du collège

Dans une série intitulée “Les bad boys/girls du sport”, Michel Dubois s’intéresse dans “La Meuse” du 12 janvier 2021, à un sportif particulièrement apprécié dans notre région.

Pour s’en convaincre, il suffit de voir la place que la commune de Dalhem lui consacre dans sa page concernant Warsage. Cette page nous rappelle qu’il a été élève du collège, mais qu’il a doublé sa rhéto à l’athénée. Qui se souvient de Roger Claessen au collège vers 1958? Y a–t-il des photos de classe sur lesquelles il figure.

Roger Claessen est né à Warsage le 27 septembre 1941. Il est le 6ème et dernier enfant de Justin Claessen, cheminot, et de Maria Korvorst, exploitante d’une petite ferme, rue Joseph Muller. Petit, Roger fait parfois la tournée des maisons du village pour vendre la “maquée” qu’il a faite lui-même. Il fait partie de l’unité scoute. Parfois, il joue au football dans les prairies de Warsage avec l’un ou l’autre de ses copains. A 12 ans, poussé par son frère Joseph, il joue pour la première fois dans un club, “L’Etoile Dalhem”. Le terrain, à l’époque, est situé le long de la Berwinne ( derrière chez Lecouturier ). Vu son âge, il entre directement chez les cadets. Il est alors en première année d’humanités à l’Athénée de Visé.
Il a envie de vivre en internat et commence sa deuxième année au Petit Séminaire de Saint-Trond. Il y est souvent enfant de choeur et sert régulièrement la messe. La moitié des élèves se destine à une vie sacerdotale. Et Roger y songe un moment …! Il retourne en famille toutes les 6 semaines, comme de coutume en ce temps-là, et joue donc très rarement dans l’équipe cadette de Dalhem.
Sur l’avis de Florent Demonceau, footballeur de l’Etoile transféré au Standard, le club liégeois s’intéresse à Claessen et “l’achète” 300.000 F : une aubaine pour l’Etoile !
C’est de suite la réussite dans l’équipe des cadets provinciaux du Standard à Sclessin. En 20 rencontres, Roger inscrit 101 buts ! A 15 ans 1/2 il fait déjà partie de la réserve et marque 25 buts en 6 matches. Le 12 décembre 1958, à 17 ans, il entre chez les “grands” à Tilleur, au stade du Pont d’Ougrée. L’internat étant devenu impossible, Roger s’inscrit au collège Saint-Hadelin à Visé puis redouble sa rhéto à l’Athénée.
La saison 59-60 n’est pas terrible. Par contre saison triomphale du Standard en 60-61 qui se termine par un titre de champion de Belgique et un 1er bain de foule pour Roger. Cette année-là, le club atteint le stade des demi-finales de la Coupe d’Europe. C’est le début de la gloire pour Claessen … mais aussi des ennuis.
« A cette époque, dira-t-il plus tard, les bruits les plus extraordinaires ont circulé sur mon compte. (ndlr : C’est vrai qu’il fréquente beaucoup les bars et les filles …) Ma plus grosse erreur, c’est que, quand je me suis aperçu qu’on faisait de moi un personnage, je me suis plu à le faire vivre ! »
Entretemps, il commence une année de droit à l’université puis une année d’éducation physique et enfin son service militaire, où, bien sûr, il est dans l’équipe de football.
En 1962, le Standard, qui compte bien sûr toujours Claessen dans ses rangs, atteint à nouveau les demi-finales de la Coupe d’Europe et, en 62-63, décroche un autre titre de champion de Belgique.
Roger brûle aussi les étapes sur le plan international. Il devient un buteur remarquable. Avec les Diables Rouges, Roger ne dispute pas toutes les rencontres pour cause de suspension diverses et surtout de blessures.
Le meilleur ami de Roger Claessen, à Sclessin, est son collègue Léon Semmeling de Berneau. Roger est adulé dans son club comme aucun joueur du Standard ne l’a jamais été et ne le sera sans doute jamais. Pourtant, il fait les 400 coups partout où il se trouve. A la Noël 65, par exemple, lorsque le Standard se déplace au Zaïre, il fait le mur tous les jours. Mais, pour s’amuser, Roger n’a pas besoin de quitter la Belgique, ni la cité Ardente … tous les bars lui sont familiers. El l’argent lui file entre les doigts. Il faut dire aussi qu’il a le coeur sur la main et paie facilement les tournées, à la grande joie de ses amis ou copains de sortie.
Roger adore les voitures et la vitesse. C’est ainsi qu’il a des accidents de la route ( en 1962, avec 3 semaines d’hôpital, et en 1963 ). Il connaît aussi la prison ( 8 jours en 64 et 5 jours en 68 pour altercation suite à accrochage avec un inspecteur de police et infraction au code de la route en état d’ivresse ). Les gardiens lui demandent des autographes !
Un copain de guindaille le surnomme Roger-la-Honte ( du nom d’un truand célèbre du début du siècle ). Le surnom pénètre bientôt le monde du football international. Alors que le Standard dispute le tournoi de Montréal dans le cadre de l’expo universelle, Roger fait une “fugue” de deux jours puis réapparaît dans le réfectoire bondé d’Allemands, de Mexicains, de Russes et d’Anglais, coiffé d’un chapeau sur lequel est brodé “Roger-la-Honte”.
Roger Claessen et son ami Eddy Merckx sont les deux sportifs belges les plus populaires.
A l’issue de la saison 67-68, il n’a que 26 ans et est en pleine gloire. Cette année-là, il est le meilleur buteur du championnat de Belgique. Il vient sans doute de réussir sa meilleure saison et a failli décrocher le “soulier d’or”. Il décide cependant de quitter Sclessin ! Ce n’est pas logique mais Roger s’explique : “Je ne m’y sentais pas mal. Mais tout simplement, j’ai toujours eu l’âme d’un aventurier et j’ai toujours voulu faire le plus d’expériences possibles. Je voulais connaître d’autres pays, d’autres moeurs … » Et puis, Anderlecht dominait le football belge et venait d’enlever son cinquième titre consécutif. Avec une équipe très inférieure, nous n’avions pas l’impression de nous battre à armes égales.”
La Bundeliga attire Roger Claessen. Le football allemand correspond bien à son tempérament offensif, bagarreur et spectaculaire. C’est une des raisons pour lesquelles Roger s’exile à Aix-la-Chapelle pour la saison 68-69. Son transfert rapporte 4,5 millions de francs au Standard, record absolu payé par un club de la Bundesliga ! Roger devient donc le joueur le plus cher d’Allemagne et le premier gros transfert belge à l’étranger si l’on excepte celui de Raymond Braine au temps des premiers balbutiements du football chez nous.
Roger gagne trois fois plus qu’au Standard. Aix-la-Chapelle, précédemment en fin de 1ère Division, termine 2ème du championnat. Chaque semaine, 3.000 supporters traversent la frontière quand le club joue à domicile. Certains effectuent même les déplacements avec Alemania.
La saison suivante, Claessen ne joue plus que par intermittence et le club redescend en ligue régionale. C’est ainsi que l’expérience allemande ne dure que deux ans. Mais elle fut passionnante et enrichissante et lui a permis notamment de rencontrer sa femme. Le mariage est célébré civilement à Aix le 20 février 70 et religieusement à Warsage début avril.
En 1970, Roger rentre en Belgique, au Beerschot. C’est un véritable fiasco. Tout cela à cause d’une blessure mal soignée. Une déchirure du tendon diagnostiquée fort tard. Un séjour de deux mois à l’hôpital et la saison se termine.
En 71-72, il joue au Crossing de Schaerbeeck. Un changement de direction au club en fin de saison et en toute dernière minute oblige Roger, en 24 heures, à trouver un autre club. Il se retrouve à Bas-Oha en troisième division. Il y reste 3 ans 1/2 comme joueur-entraîneur. Après cela, Roger poursuit son expérience de joueur-entraîneur à Saint-Vith (1ère Provinciale) pour terminer à Queue-du-Bois (2ème Provinciale). Sa carrière de footballeur se termine. Il jouera encore parfois lors de rencontres de bienfaisance. C’est ainsi qu’il foule à nouveau le terrain du Standard à l’occasion d’une rencontre organisée par RTL. Et, régulièrement, le mercredi après-midi, il seconde l’entraîneur des minimes au Sart-Tilman. Roger Claessen a toujours été adulé du public qui lui pardonnait toutes ses incartades. Bon vivant au franc-parler sympathique mais parfois grossier, intelligent et cultivé ( il lisait énormément ), il a vécu à 100 à l’heure. Il s’est fait construire une villa à la Heydt. C’est là qu’il vivait avec sa femme et son fils né le 9 janvier 1971. Il le prénomme Marc Antoine par nostalgie pour l’Antiquité, une époque qu’il affectionne particulièrement, lui qui a toujours été premier en version grecque.

Son effigie orne le frontispice du stade de Sclessin. Élu “footballeur du siècle”, Roger Claessen incarne le joueur emblématique du Standard.

Bernard Smeets (Rhéto 1992) s’adapte au confinement

Le confinement lié à l’épidémie de coronavirus a de fortes répercussions sur les footballeurs, sevrés de match et d’entraînement depuis 3 mois. Certains ont continué à s’entraîner individuellement ou collectivement en virtuel via un programme proposé par leur staff technique. Par contre, d’autres non quasi plus fait de sport… Tout cela aura donc un impact sur l’état physique des joueurs à la reprise et sur les performances futures en championnat.

L’entraîneur devra donc composer avec des joueurs en forme et d’autres hors de forme. Le désentraînement entraîne une perte de la masse musculaire, une augmentation de la masse grasse et une diminution des capacités sportives.

Comment donc aborder cette reprise en tenant compte de ces données et ainsi éviter les blessures ? Comment réussir la préparation physique de votre équipe pour la reprise ?

(Plus d’informations dans l’article de YOUNG KRUYTS dans LA MEUSE du 8 janvier 2021).

José Riga (Rhéto 1975), une expérience unique à l’AC Milan

José Riga est tellement identifié à Visé, qu’on en oublierait le périple effectué par celui-ci avant de revenir aux sources de sa passion. Personne n’a oublié son passage au Standard ou à Mons. Ce que par contre le grand public ignore c’est ce que fut sa tâche au Milan AC. Car oui, il a œuvré pour le géant lombard.

D’une page de DANIEL RENARD à lire dans LA MEUSE BASSE-MEUSE du 27 octobre 2020

Un projet de Denis Rutten (Rhéto 1984)

À la tête de la société « Les Chefs », Denis Rutten gère la restauration pour l’Opéra Royal de Wallonie, le Théâtre de Liège et le Forum de Liège. Il est à l’initiative de cette première ASBL créée pour venir en aide à un secteur en crise où les acteurs se sentent parfois oubliés. « Comme tous mes collègues, j’ai été directement et doublement impacté par cette crise. Notre but est d’apporter un soutien humain, financier et logistique aux indépendants du secteur qui en feront la demande. » Le slogan de cette jeune ASBL est « Ils vous donnent le plaisir de vivre, donnez-leur le moyen de vivre ! » Et c’est soutenu par des fonds privés que Denis Rutten compte venir en aide à ces indépendants en détresse. « Nous fonctionnerons via des dons privés, d’entreprises et de mécènes. Nous pourrons intervenir et venir en aide aux métiers de bouche, aux acteurs du domaine artistique et culturel ainsi qu’à ceux de l’événementiel. De l’intermittent du spectacle, un éclairagiste indépendant sans prestation, en passant par un chanteur sans salle, un cuisinier sans contrat, un patron de théâtre sans spectateurs, etc. »

Mais comment ça marche et qui peut bénéficier de cette aide ? « Les indépendants concernés peuvent dès à présent s’inscrire comme membre de l’ASBL sur notre site internet. Une plateforme qui leur permet via un formulaire bien précis d’introduire leur demande pour un soutien financier, humain ou logistique. La plateforme leur permettra également de faire leur promotion et d’échanger leurs idées avec d’autres membres. » Coraide fonctionne avec un comité composé d’un artiste, d’un juriste, d’un expert-comptable et d’indépendants neutres. C’est ce comité qui, sur base de critères définis par l’ASBL, décidera de l’attribution des dons. « Des parrains comme Adrien François du Festival du Film de Comédie de Liège ou encore Agron Billa du traiteur Goosse nous soutiennent dans notre action. Nous organiserons par la suite des manifestations dans le but de récolter des fonds. » À noter que cette ASBL liégeoise a vocation de venir en aide aux indépendants de Wallonie et de Bruxelles à court, moyen et long terme. Intéressés ? Vous pouvez dès à présent introduire votre demande sur le site www.coraide.be.

VINCENT ARENA dans LA MEUSE BASSE-MEUSE du 11 mai 2020.

Qui reconnaît quelqu’un sur cette photo?

Josiane Richard, soeur de Ghislain (Rhéto 1968) a publié cette photo sur Facebook pour tenter de dater la photo et d’identifier ceux qui entouraient son père, Willy Richard (Rhéto 1935) sur cette photo.

Elle précise que Willy Richard a été prisonnier de guerre de 1940 à 1945 et qu’il a enseigné au Collège Saint-Hadelin et à Milmort après la guerre.+

+ Willy Richard (ici en 2005) apportait son violon à chaque fête de l’amicale.

Renaud Rutten (Rhéto 1979) fête ses 30 ans de scène politiquement incorrects

Un spectacle d’humour d’1h45 sans entracte avec des blagues, des extraits rejoués et un récap’ de ses meilleurs sketchs, voilà ce que va proposer Renaud Rutten à Charleroi au (Spirou) Dôme…

Il défend Bigard, pas Gad Elmaleh

Renaud, ce sera une des plus grandes salles où vous vous serez produit, non ?

J’ai créé ce spectacle au Country Hall à Liège devant 4.700 personnes. C’est comparable, mais si je fais 3.500 personnes à Charleroi, je serai ravi.

C‘est vos 30 ans de scène que vous fêtez ?

C’est long, j’ai 56 ans, je deviens vieux, mais ce ne sont pas encore mes adieux !

Le meilleur et le pire moment de votre carrière ?

Des bons moments, il y a eu notamment à l’époque où j’ai gagné le Festival du rire de Rochefort. Le pire, c’était une fois à Welkenraedt, je faisais une pièce pour un homme seul qui s’appelait « La solitude du gardien de but ». Je m’étais bien amusé à mettre en scène ces 2X45 minutes entrecoupées par une mi-temps avec un faux gazon sur scène et tout… Mais une pièce dramatique alors que j’étais dans « la bande de Contact » à la radio, ben, les gens ne m’attendaient pas là. Je ne l’ai jouée que deux fois, cette pièce… Ça arrive de tomber mal, c’est comme quand Pirette s’est mis à la chanson.

Encore le sentiment d’être cantonné à un style ?

Pas du tout. Là, j’ai mûri. Après, j’ai fait un truc sur les rapports entre un père et une fille ou une comédie policière interactive où les gens me font évoluer dans l’enquête au moyen de leur boîtier. Sans problème : les gens sont maintenant avec moi, même si le spectacle n’a pas la vocation à être drôle. Entre-temps, j’ai fait plein de trucs, comme « Braquo » ou « Zone blanche » à la télé, et des petits rôles dans « Dikkenek » ou « Le petit Nicolas».

Là, ça s’appelle « Mégalo Man Show ». Pour qu’on ne vous reproche pas… d’être mégalo ?

C’est pour me foutre de ceux qui en sont de vrais. Les humoristes, on n’a pas inventé une fusée non plus. Il faut de l’autodérision. Je me pointe sur une petite Honda dont le moteur ne va pas… à côté de deux potes en Harley!

C’est très belge, ça, non ?

Exactement et je suis fier de ça, je revendique ma belgitude. Rire à ses dépens, un Belge le fait, un Français moins. Mais si les productions françaises s’intéressent de plus en plus aux acteurs belges, c’est aussi pour ça : on est moins « divas ».

Avez-vous le sentiment d’être aussi libre qu’avant ?

Monter sur scène, c’est un métier à risques, on n’est pas pilote de F1, mais on n’est pas comptable non plus. Quand on travaille avec une scie, il arrive qu’on se coupe ! Ce qui a changé, c’est les réseaux sociaux : certains profitent lâchement de l’anonymat pour déverser de la haine. On a traité Bigard de « porc » pour une blague qu’Alain Soreil et moi, on raconte aussi. Il m’arrive à présent de faire signer une charte à ceux qui viennent de me voir où ils s’engagent par exemple à ne pas porter plainte contre moi ou à ne pas m’en raconter une bien bonne après le show. C’est sur le ton de l’humour, mais ça dit quelque chose de notre époque. Ça fait référence aussi à ce qui est arrivé à Jean-Marie Bigard ou Laura Laune. On ne doit pas aller dans le politiquement correct, l’assistanat social et le regain de pudibonderie… Mais je reste persuadé quand je regarde le Grand Cactus que la liberté de ton, on l’a, faut juste la prendre.

L’autre grande question, c’est le plagiat. Qu’on cherche des poux à Gad Elmaleh, vous comprenez ?

Oui. On n’est pas des millions à faire ce métier ! C’est quand même dommage d’aller piquer des idées sans le dire. Moi aussi je raconte une blague de Coluche, mais je le dis ! On ne peut pas monter un meuble Ikea et puis prétendre être ébéniste, ça va pas ! Bien sûr, les spectacles de blagues, on sait ce que c’est, jamais je n’ai déposé une blague ! Et je n’ai aucun droit d’auteur dessus, normal, c’est un spectacle que j’ai écrit, mais qui est influencé par les autres…

SAM CHRISTOPHE dans LA MEUSE VERVIERS du 10 septembre 2019.

60 ans de sacerdoce

Etienne van den Peereboom, notre ancien professeur au Collège Saint-Hadelin, devenu il y a 15 ans curé de campagne à Remicourt, après 40 années passées à Visé au Collège d’abord, puis comme doyen, a été fêté ce dimanche à Donceel.

Soixante années passées au service des autres. Félicitations, Monsieur le Curé! Bel office, belle réception… à votre image, ambiance chaleureuse, conviviale et en toute simplicité! Merci, Monsieur le curé, et bonne continuation! (Gene Bernard, présidente du CPAS de Donceel).